Happy hormones : les comprendre pour mieux les stimuler

Mis à jour : 8 juin 2019



Manque d'entrain ? Fringale sucrée ? Envie de rien ?

Le bon équilibrage de ces « hormones du bonheur » jouent un rôle non négligeable sur la stabilité de notre humeur.

Ces substances participent à la circulation de l'information dans notre corps, que ce soit au niveau du cerveau entre neurones (on parlera de neurotransmetteurs) ou alors vers les organes par la circulation sanguine (on parlera plutôt d'hormones).

Elle échappent totalement au raisonnement car leur siège se trouve non pas au niveau du cortex mais au niveau du cerveau limbique, celui qui gère également les émotions.

Ces hormones sont activées par des émotions positives, mais chacune ayant sa propre spécificité et contexte d'activation.

Mieux comprendre leur fonctionnement peut nous éclairer sur les réglages à entreprendre pour être plus zen au quotidien.

La dopamine

C'est l'hormone du matin, celle qui donne la pêche, qui motive à entreprendre.

C'est aussi celle qui active le système de récompense, qui suscite le sentiment de joie quand vous avez trouvé ce que vous cherchiez ou quand, comme moi, vous mangez votre carré de chocolat !

Elle va aussi nous donner envie d'expérimenter, de relever des défis, amenant du plaisir et de la motivation à continuer.

Mais c'est aussi la première à être impactée en cas de stress.

C'est alors qu'un manque d'entrain ou une tendance à la procrastination peut s'installer.

Il faut aussi comprendre que tous les phénomènes d'addiction (alcool, drogue, tabac…) sont liés à un dérèglement du circuit de la récompense.

Elle entre en jeu également dans la coordination et le contrôle des mouvements et est impliquée dans les maladies de type Parkinson.

Comment booster sa dopamine ?

- En se donnant des objectifs réalistes décomposés en petites tâches : l'objectif est de réaliser ces micro-tâches à court terme, ce qui va favoriser la production de dopamine et donnera l'impulsion de continuer jusqu'à l'objectif.

- Par des réglages alimentaires, en privilégiant les protéines le matin, notamment au petit déjeuner (œuf à la coque par exemple)

- Par la complémentation grâce à la tyrosine, précurseur de la dopamine, en association avec un complexe de vitamines (B6, B9, C entre autres).

La sérotonine

C'est l'hormone de l'humeur stable, de l'adaptabilité.

Elle est impliquée dans la régulation de la température corporelle mais aussi dans celle de la soif et de la faim.

Elle régule le cycle circadien (rythme veille-sommeil).

Elle est au beau fixe quand on se sent reconnu, respecté, notamment au sein d'un groupe, que ce soit au travail, dans la famille, ou dans les loisirs.

C'est elle aussi qui est impliquée dans les cas de dépression quand elle vient à manquer de manière importante.

Savez-vous où est produite la sérotonine en majorité ?

Dans le cerveau ?

Et bien non, à 90 % dans l'intestin !

Autant dire l'importance de maintenir une bonne flore intestinale si on veut avoir une humeur stable.

Comment booster sa sérotonine ?

- Avoir une activité physique régulière facilite la production de sérotonine (30 min 3 fois par semaine)

- Pratiquer les 3 kiff : l'exercice de la gratitude est aussi un bon facteur d'amélioration. Avant de s'endormir, identifier les 3 choses, évènements pour lesquels on ressent de la gratitude.

- Travailler sur la sphère intestinale avec un apport de probiotiques spécifique de la régulation de l'humeur : on parle désormais de psychobiotique. Vous pouvez trouver plus d'information dans un article dédié au microbiote intestinal ici

- Privilégier dans l'alimentation certains produits comme

ananas, avocat, banane, pamplemousse, noix, amande, chocolat noir, aubergine, tomate, brocoli, crucifère, carottes, figue, dinde, poulet, cabillaud, thon, saumon, soja, pois chiche.

- Enfin, dans les cas plus sévères, un recours à la complémentation est nécessaire : Tryptophane et 5-HTP sont des précurseurs de la sérotonine.

A utiliser en fin d'après-midi avec une collation sucrée.

Je conseille vivement les conseils d'un thérapeute pour le suivi de la complémentation (interaction médicamenteuse).

L'endorphine

Cette hormone est bien connue des sportifs puisqu'après un effort significatif, elle procure une sensation d'euphorie avec un effet anti-douleur.

Ce sentiment de bien-être est aussi obtenu après avoir bien ri notamment et même pleuré, l'endorphine se libérant dans les deux cas.

Bien entendu, on privilégiera les moments de rire, c'est plus confortable !

Si vous entendez parler d'un club de yoga du rire, n'hésitez plus !

L'ocytocine

Cette hormone est sécrétée par l'hypophyse et joue un rôle majeur pendant l'accouchement en permettant les contractions utérines et favorise la montée de lait.

Elle favorise également le lien entre la mère et l'enfant après la naissance.

Mais elle joue un rôle bien plus étendu au niveau du lien social.

Cette hormone permet de ressentir un sentiment de sécurité au sein du groupe.

Elle permet de faire confiance et ainsi facilite les interactions sociales en permettant de vaincre la timidité.

Stimulée par le toucher et la confiance en l'autre.

Comment booster son ocytocine ?

- S'enlacer

- Se donner la main

- Caresser son animal de compagnie

Bref, tous les moments de tendresse…

En résumé


Mes conseils

Les hormones du bonheur affluent quand on a réussi à répondre à nos besoins.

Les circuits qui indiquent ce qui est bon ou mauvais sont basés sur nos expériences passées, créant des autoroutes neuronales, donc des voies privilégiées pour ressentir du bien-être.

Sauf qu'à force de répéter les mêmes expériences, les bienfaits de ces hormones diminuent et finissent même par générer du stress, par l'intermédiaire d'une hormone, le cortisol.

Il s'agit donc de créer de nouveaux circuits neuronaux, et donc sortir de l'autoroute.

Cela implique de vivre de nouvelles expériences.

Vous savez, sortir de sa zone de confort… c'est pour cela que c'est si important !

Parce que même si cela créé de l'inconfort au début avec un sentiment de se sentir perdu, c'est le temps que va mettre notre cerveau pour recréer des nouveaux circuits et ainsi faire de nouveaux choix permettant à terme de connaître un nouveau sentiment de bien-être.

Vous l'aurez compris, aussi surprenant que cela puisse paraître, pour vivre du bien-être sur le long terme, il est aussi important de sortir de sa zone de confort.

Enfin, sur un plan plus physiologique, l'axe intestin-cerveau est maintenant bien identifié.

Il est donc primordial de prendre soin de son intestin si on veut fonctionner de manière optimale au niveau cérébral et donc émotionnel !

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Sandrine Chalou - Naturopathe à Colomiers - N° Siret : 823 578 307 00014